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Il y a des domaines qui font partie de notre quotidien, tant et si bien qu’on ne les voit plus, et quelqu’un ou quelque chose, un jour, nous pousse à les regarder sous un nouveau jour. C’est ce qui m’est arrivé avec le thé.

Marcolini
Le thé, j’en ai toujours bu, du thé noir, comme on le fait partout et un peu tout le temps en Pologne, souvent avec une pointe de citron. Je n’ai pas le souvenir d’avoir bu du thé parfumé de façon régulière avant d’habiter seule. Et encore, quand je dis “parfumé”, je pense Earl Grey, puis Russian Earl Grey. Le seul écart était le carcadé (souvent appelé “bissap”) bien frais et sucré de l’été. Pas fou-fou-débridé du string.
Fauchon

Le Russian Earl Grey est longtemps resté ma valeur refuge. A vrai dire, ça l’est toujours, même si j’ai peu à peu appris à découvrir les thés verts dont ma mère est devenue d’un coup une grande buveuse. Et puis un jour, je suis allée chez Fauchon, pour découvrir la nouvelle collection de thés. J’ai compris deux choses : mon préjugé selon lequel le thé parfumé avait forcément le goût de chewing gum fâné était entièrement infondé ; le thé parfumé pouvait être un truc d’adultes.

Envouthé - Février

 

Là-bas, j’ai rencontré Julia d’Envouthé, dont la passion m’a convaincue de m’abonner pour la première fois à une box. J’ai été conquise et je le suis tous les mois, et tous les mois au moins un nouveau thé (surtout ceux de L’Autre Thé !) entre dans ma galerie de thé de favoris à boire sans modération pour au moins quelques semaines (sauf l’Oolong Milky de Maison Theodor, qui s’est installé dans toutes les journées où j’ai besoin de douceur).

Oolong Milky - Maison Theodor

J’ai l’impression d’avoir beaucoup appris sur le thé ces derniers mois, grâce à la porte ouverte par Envouthé, mais aussi à quelques heures passées à L’Ecole du Thé, ouverte dans le 11e par le Palais des Thés (où FX Delmas s’est étonné que j’aie fait le parcours “à l’envers” : du thé pur au thé parfumé). Température, dureté de l’eau, temps d’infusion, une initiation a été l’occasion de me rendre compte que tout ce qu’on me disait sur les facteurs influençant est d’un coup devenu vrai à grands coups de comparaisons et d’explications patientes. C’est en sortant que j’ai décidé d’investir dans une carafe filtrante et une bouilloire à thermostat, histoire de ne plus flinguer les très bons thés que j’avais. Et d’apprendre leur histoire, du Darjeeling au Japon en passant par les villages grecs.

Le deuxième cours que j’ai pris à L’Ecole du Thé était sur les accords thé-vin-fromage (regroupés sous l’appellation “mes trois plus grandes passions dans la vie”). S’il est admis que le vin et le fromage vont ensemble, j’étais vraiment curieuse de découvrir le mariage du thé et du fromage. Le thé fait fondre le fromage et les surprenants associations de goût par ressemblance ou par opposition ont été un réel plaisir ! Le plus intéressant était en fait de découvrir les similitudes entre le thé et le vin, aussi bien dans les mots utilisés que les techniques de dégustations pour mettre en valeur l’égale complexité des saveurs des deux boissons.

Palais des thés

Et puis au fil du temps, j’ai appris à (re)découvrir et à reconnaître certains thés, à me laisser surprendre, aussi, en appréciant des associations de parfums que je pensais ne pas aimer (je n’ai plus qu’à me mettre à la cuisine au thé !). Et surtout, j’ai appris à créer mes propres rituels au fil de la journée, et à faire des pauses pour voyager le temps d’une tasse sur le pouce.

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